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-  MÉMOIRES DE GUERRE -
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DE LA 26ème COMPAGNIE DU 12ème ESCADRON DU TRAIN 

- CONVOI AXILLAIRE 34 ( CVAX 34)  -

 

AU FRONT
Un ami de mon fils, Monsieur M. , que je remercie chaleureusement, lui a donné le contenu de ces "mémoires de guerres" . Il  se trouve que dans ce "merveilleux" récit, on trouve :
- les conditions de déplacements des brancardiers , lors des approvisionnements du front, sur les lieux de "travail" que mon oncle maternel André a connus (Fort de Vaux, Douaumont, la ferme de Beauséjour....)
- les conditions de "travail" de mon oncle  paternel  René  qui  était  du  même âge et donc appartenait aux services auxiliaires également.
- les terribles épreuves vécues par mon oncle paternel Désiré qui n'est pas revenu de la Somme.
- les lieux de passage et de décès de mon Père : la Marne.

Vous comprendrez pourquoi j'ai tenu à vous faire part de ce récit, bien qu'étant celui d'une personne qui n'est pas de ma famille, ce sont un peu mes oncles et mon père que l'on y trouve.
Et puis, ce brave Dragon, que vous distinguez en fond d'écran sur son cheval, anonyme dans le texte car n'ayant laissé aucune descendance m'autorisant à publier son nom, mérite bien que je
rende hommage à son courage et que ses écrits permettent d'alimenter la mémoire collective à des fins pacifiques.
Merci à
A. L.(Belgique) qui m'a permis d'illustrer ce parcours : http://www.greatwardifferent.com/Great_War/French/Non_English_00.htm
Vous pourrez donc prendre connaissance  :


- Périodes difficiles vécues par le CVAX 34 -

LA CHAMPAGNE
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Front de Champagne du 03 janvier 1916 au 19 mai 1916 :

Le CVAX 34 bivouaque entre Somme Brionne et Somme Tourbe et envoie des détachements sur Saint Jean-sur-Tourbe, Laval, Wargemoulin. Pendant cinq mois, il ravitaille de nuit en munitions et matériel, les tranchées de première ligne du 15ème puis 17ème corps d’armée à Le Mesnil, Les Hurlus, Beauséjour, Le Balcon. Un détachement, cantonné à Minaucourt, fournit en période dangereuse, des attelages pour tirer les wagonnets de la voie de 0,60 de la Butte du Mesnil, passant à moins de 600 mètres des lignes ennemies, en remplacement des locomobiles, trop visibles et momentanément supprimées. Le CVAX 34 ayant eu des pertes en hommes et en chevaux est envoyé au repos dans la Somme, pour se reconstituer (le 19 mai 1916).

 RAVITAILLEMENTS

Front de la Somme du 01 juillet 1916 au 16 février 1917 :

Le CVAX 34 arrive le 01 juillet 1916 en pleine bataille de la Somme à ravin de la Baraquette, passe entre les batteries de 75 qui exécutent des tirs de barrage pour aller cantonner dans un bois. Mais le ravin de la Baraquette est si violemment bombardé que le Génie qui a le CVAX 34 à sa disposition estime qu’il est trop exposé et le ramène un peu en arrière au ravin de Morcourt. Un détachement a été laissé au Bois-Pierret, près de Marcelcave où  il concourt, avec une section de munitions, au ravitaillement des batteries du 21ème RAC. Les ravitaillements effectués par le CVAX 34 se font toujours la nuit : 3 hommes sont tués, 4 blessés, les pertes en chevaux sont importantes.

LES CHEVAUX BLESSES
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Retour en Champagne du 16 février 1917 au 06 juin 1917 :

Le CVAX 34 est mis à disposition du 32ème corps d’armée (Général Passaga) et du 2ème CA (Général de Cadoudal) dans la région de Jonchery/Vesle, Berry-au-Bac, où il fait des ravitaillements de nuit sur Hermoville, VauxVarennes et Châlons le Vergeur, Pévy-Prouilly, Ste Cécile, Luthernay et Cormic. Puis il s’embarque à Muizon pour débarquer à Dugny (Meuse) au sud de Verdun.

 DOUAUMONT
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Front de Verdun du 08 juin 1917 au 16 février 1918 :

A son arrivée, le CVAX 34 met à la disposition du Génie, un important détachement de 80 voitures qui va cantonner aux casernes Bévaux à Verdun. Un autre détachement important est mis à disposition de l’ambulance des casernes Marceau à Verdun pour le service du champ de bataille. D’autres détachements vont aux casernes Authouard et Miribel et à l’Estacade du Heilly. Le ravitaillement en grenades, explosifs, matériaux de tranchées, est effectué de nuit par le CVAX 34 dans le secteur de Vaux, Douaumont, Carrières-sud, Haudremont, Bezonvaux et Samognieux. Le détachement des casernes Bévaux est très éprouvé… Il doit être reconstitué 5 fois en 38 jours ! Le détachement du Heilly, chargé d’entretenir une piste à quelques centaines de mètres des premières lignes l’est davantage encore et doit être relevé tous les 4 jours. En plus des bombardements, les émissions de gaz font de nombreuses victimes. Plus de 30 hommes sont évacués ; malgré l’emploi des masques, de nombreux chevaux sont gazés.

VAUX

Au détachement de l’ambulance Marceau, service du champ de bataille, les conducteurs travaillent jusqu’à 11 nuits consécutives. Le cantonnement de Duguy, trop violemment bombardé, est replié en arrière, le 17 juillet, au Chêne-Gossin. En résume, le CVAX 34 a été durement éprouvé en Champagne, dans la Somme et à Verdun. Il a perdu, en tués et blessés, plus de 50 hommes sans compter les gazés. Il a été reconstitué en chevaux et matériels à plusieurs reprises. Par les transports effectués, par les dangers courus, par les pertes subies, le CVAX 34 compte parmi les plus méritants des CVAX.

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- Difficultés rencontrées et démarches nécesaires pour obtenir la carte de combattant -


Demande de certificat provisoire de carte de combattant d’après la nouvelle jurisprudence d’application de l’article 4 du décret du 1er juillet 1930.

A Monsieur Le Préfet de la Charente

Président de l’Office des Combattants du département de la Charente à Angoulême

            J’ai l’honneur de solliciter de votre haute bienveillance l’attestation de la carte du combattant au titre  de l’article 4 du décret du 1er juillet 1930.

            Je n’ai pas appartenu à l’une des unités combattantes du Train portées au tableau annexé à  ce décret  donnant droit à la carte du combattant, sous réserve de 3 mois de présence, d’après l’article2.

            J’ai cependant assuré des services particulièrement longs dans des zones réputées dangereuses et j’ai pris part à divers ravitaillements et transports, à proximité de l’ennemi, séjours et services paraissant m’autoriser à réclamer le bénéfice de 4 du décret précité. Ci-joint le formulaire suivant exposant mes services de guerre.

                                                                                                            Signature

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Nom et Prénom, Date et lieu de naissance, Adresse, Matricule           Classe : 1896
Bureau de recrutement : Subdivision d’Angoulême

Dernier corps d’affectation : 12ème Escadron du Train.

Renseignements sommaires sur les services de guerre

Durée du séjour au front : 3 ans et 3 mois.

Date du départ au front : 13 septembre 1915

Date de rentrée à l’intérieur : 27 décembre 1918

Corps démobilisateur : 12ème Escadron du Train

Unités du Train où j’ai été affecté aux armées : 12 escadron du Train, 26ème Compagnie, CVAX 34 .

Secteurs du front occupés où j’ai fait des ravitaillements :

Front de Champagne 3 janvier 1916 au 19 mai 1916, ravitaillements à Beauséjour, Le Balcon, Le Mesnil les Hurlus.

Front de la Somme du 1er juillet 1916 au 16 février 1917, ravitaillements à Fontaine les Capy, Dampierre, Foucaucourt, Fay, Estrée, Démécourt.

Retour dans la Marne du 16 février 1917 au 6 juin 1917, ravitaillements à Vaux, Douaumont, Les Carrières Haudremont, Bezonvaux, Samognieux.

Ravitaillements dans lesquels j’étais particulièrement en danger :

 

  1. Dans la Somme, la nuit du 3 au 4 juillet à Foucaucourt, 2 hommes blessés, 4 chevaux tués et 3de blessés, 2 voitures brisées ; le 4 août 1916, près de Fay, 1 homme tué avec ses deux chevaux ; nuit du 19 octobre 1916 à Soyécourt , 1 homme tué, nuit du 20 octobre , au même endroit que la veille, 1 homme tué, chevaux blessés, tout cela à mes côtés.
  2. A Verdun, presque toutes les nuits, des hommes et des chevaux gazés, ma section a obtenu 6 citations, la compagnie, une vingtaine.
  3. Nature des transports assurés de jour et de nuit :
  4. Munitions et matériaux de tranchées, traction de wagonnets de 0,60, butte du Mesnil, transports de vivres, infanterie en ligne et batteries en positions.

Je déclare sur l’honneur que les renseignements ci-dessous sont exacts .

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POILUS

- LE CVAX VU PAR LUI-MEME -

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Les tringlots du CVAX 34, les connaissez-vous ?

 

Ce sont des mammifères bipèdes et omnivores, se rapprochant beaucoup de la race des poilus. La formation se compose de 200 à 250 individus du même sexe et assez disciplinés . Il vivent généralement par détachements de 10, 15 ou 20 et sont conduits par un des leurs auquel ils reconnaissent une certaine supériorité. Leur nourriture est sensiblement la même que celle des humains. Ils ont une profonde horreur de l’eau, comme boisson, mais en revanche leur consommation de vin et liqueur forte est importante.

LES POILUS

Leurs occupations habituelles sont très variées. Chaque individu a en consigne deux chevaux ou deux mulets, une charrette, et peut-être employé à transporter des grenades aux tranchées ou à cultiver des champs abandonnés à l’arrière.

Pendant leurs heures de travail, inutile de les approcher, ils vous repousseraient ou le plus souvent passeraient avec l’équipage sur vous sans pitié. Au  contraire, aux heures de repos, ces mêmes CVAX naguère si farouches, sont d’un abord facile : ils consentent volontiers à rire et à plaisanter avec les étrangers qui les entourent. On s’explique assez mal cette étrange anomalie.

Jusqu’à présent, malgré de nombreuses et patientes recherches, on n’a pas pu savoir quel était le mode de reproduction des CVAX, car on ne rencontre jamais parmi eux que des mâles. Pourtant, cette race s’est accrue dans de notables proportions depuis la fin de juillet 1914 et, chose étrange, les échantillons que l’on y connaît paraissent âgés de 40 à 46 ans. On n’a jamais vu de CVAX en jeune âge, on peut donc en déduire, jusqu’à preuve du contraire, que les CVAX se reproduisent en secret dans des endroits connus d’eux seuls d’où ils ne sortent qu’à l’âge adulte. Ils doivent cloîtrer leurs femmes car on n’a jamais vu parmi eux un spécimen de race féminine. Contrairement aux usages en vigueur chez les autres peuples, les CVAX s’occupent aux-mêmes des travaux dévolus aux femmes, cuisine, entretien de l’habitation.

Nous ignorons si les CVAX ont une religion, nous ne le croyons pas , nous n’avons jamais remarqué chez eux l’accomplissement de pratiques religieuses d’un culte quelconque.

Les  CVAX se soumettent aux lois françaises. Ils parlent tous plus ou moins leur langue nationale, mais les dialectes et les patois des pays qu’ils habitent leurs sont plus familiers.

Ils sont habillés comme de vagues guerriers et leur tenue presque militaire va du cavalier au charretier.

 

Aux armées – Septembre 1916 – Ravin de Morcourt

MESSE DES MORTS 

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