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CENTENAIRE DE LA GRANDE GUERRE 1914 - 1918
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1914 - Décembre   :  L'annonce de son décès

Bulletin_deces_1914_site_Papy_Louis

1914_12_27_extrait_courrier_site_papy_louis


Son frère Désiré, le cadet, écrivait le dernier jour d'octobre ne pas avoir de nouvelles de la santé de Louis mais semblait pessimiste et inquiet alors que le décès datait de plus de trois semaines. Il avait écrit une lettre le 23 en réponse à un courrier reçu et qui informait d'une blessure mais sans aucune précision.


On peut donc supposer que ce n'est que début novembre que la mère de Papy-Louis en a été informée par le maire, le garde champêtre qui aurait laissé un papier du type de celui reçu pour Désiré ou encore les gendarmes.

Bien sûr il y a le bulletin de décès avec la mention "mort pour la France" mais n'a-t-il pas été demandé et obtenu plus tard ? Aucune date de délivrance n'y figure.

Aucune lettre, aucun échange, au cours du mois de novembre 1914, ne sont arrivés jusqu'à notre période.







On peut comprendre que les mots étaient difficiles à trouver pour les frères et sœurs.

Dans le courrier de Désiré du 27 décembre (extrait ci-contre),  il avoue qu'il n'avait pas pu encore écrire à sa belle-sœur (la mère de Papy-Louis).

1914_12_13_courrier_site_papy_louis
1914_12_courrier_site_papy_louis

C'est donc seulement au mois de décembre que des courriers de son frère Désiré font état de la dépouille, d'un éventuel rapatriement du corps et des effets personnels :

Tout d'abord celui du 13 (extrait ci-contre), dans lequel il donne des conseils (sans doute par rapport à des questions qui lui étaient posées - on ne retrouvera rien de ses effets personnels après qu'il ait été pulvérisé par un obus)

- il préconise de tenter de contacter l'aumônier et le major

- il précise qu'il est probable que la dépouille ait été identifiée, repérée et donc veut dire qu'une exhumation est probablement possible.

Néanmoins, il doit en voir lui aussi .... et tout en ne voulant pas inquiéter la famille il dit simplement "malgré que dans ce carnage etc...."

Enfin, il parle du médecin qui a vu le père de Papy-Louis et qui s'est donc, compte tenu des propos rapportés, déjà manifesté auprès de sa veuve.

En effet, lors de sa prochaine permission, ce médecin qui n'était autre qu'un spécialiste qui l'avait suivi avant la guerre, est venu rapporter quelques effets personnels avec essentiellement  :

1914_carnet_site_papy_louis
  Le carnet (extrait ci-contre) 




   
  Et la plaque matricule ci-dessous (il  n'y en a pas deux : il s'agit d'une photo recto et verso - Nom, prénom, 1904 étant la "classe", donc 30 ans en 1914 , Angers ville de garnison et matricule 237.
On pourra également remarquer que l'attache n'était pas une chaîne mais un cordon de tissu.

1914_plaque_matricule_site_papy_louis
(malheureusement le feuillet complémentaire n'a pas suivi les archives familiales.)



Puis dans le courrier du 26 décembre 1914 :



Il semblerait qu'une demande ait été faite pour le rapatriement du corps et que celui-ci ait été refusé (n'y avait-il déjà pas eu fosse commune ?? Pour avoir été sur place avec Papy-Louis , nous avons appris que la dépouille avait été déposée au cimetière civil lequel était devenu trop petit, qu'il avait fallu faire un cimetière à côté (arrière-plan de la photo ci-dessus) et enfin que le cimetière actuel serait sa dernière demeure (enfin la dernière croix...)






On constate dans ce courrier, que Papy-Louis n'avait pas repris l'école puisque son tonton écrit " Le petit Louis est toujours ignorant de son malheur, le jour de la rentrée sera bien pénible pour lui et les siens".


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