1914   -  Pupille de la Nation   - 1918

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1917 - Juillet   :  Courrier de famille, Extraits du JMO17 (journal des marches et opérations)  Les Américains ont commencé à débarquer en France (page précédente - juin),  Ils arrivent sur le terrain, Nouvelles du monde (Fatima, La Russie etc...)

COURRIERS :
1917_07_09_D_a_R_extraits_courrier_Site Papy-Louis

Lundi 9 juillet 1917

Cher frère

_____
...jusqu'ici tu as eu la
meilleure partie dans le métier
militaire, tu t'es tiré à peu
près. Maintenant il faudrait 
que tu puisses avoir ta
permission le plus tôt possible


_________

...Tant mieux si d'après
les renseignements donnés tu
peux tenir le plus longtemps
possible, je te le souhaite
mais je vois que tu peux te
tirer à quelque chose et d'ici
là l'orage peut se passer.

__



… Les Américains dont tu
me parles sont enfin arrivés
mais il faut voir que
la prolongation de la guerre
dans cette affaire. Quelle histoire.
Quand en verra-t-on la fin,
il faut attendre encore un
moment je crois.

__

… Je termine et te dis que la
santé se maintient bonne
quant à la guerre il faut 
se faire une idée mais jamais
ils ne nous donneront
satisfaction. Bonjour, bonne
santé, prochaine et bonne 
prochaine permission.


DM

Un frère à l'autre :

Cette lettre est particulièrement mal écrite et j'en ai été surpris à la lecture.
De plus, Désiré mentionnait toujours ses qualités et appartenance en bas de ses courriers.

A la lecture du courrier (plus bas) de ma grand-mère (la maman de Papy-Louis), on apprend que des nouvelles de combats avec des pertes importantes, ont concerné le 335ème RI et ont été connues même au village !

J'ai dont fait des recherches dans le site "Mémoires des Hommes", et j'ai pu voir les journaux de marches et opérations qui m'ont permis de constater que Désiré était loin d'être au repos...



Quand Désiré parle de "l'orage" , on comprend bien qu'il fait allusion à l'enfer qu'il vit et, sans jalousie aucune, qu'il envie son frère d'être sur Paris à cette période !





J'ai souvent lu que le moral des troupes avait remonté en apprenant l'arrivée des Américains, d'ailleurs nombre d'historiens l'évoquent.
Or, on constate à la lecture de ces quelques mots, qu'il n'en est rien, bien au contraire : Désiré ne voit pas cela comme une délivrance proche. Il considère que le conflit risque de prendre encore de l'ampleur et on voit bien qu'il s'en désole.
On peut néanmoins noter que dès ce début Juillet, des Américains sont arrivés et opérationnels.






Son moral est à l'image de son style, il tente de se résigner mais doit probablement prendre beaucoup sur lui ...
1917_07_13_D_a_J_extraits_courrier_Site Papy-Louis
13 Juillet 1917


Chère soeur,








J'ai reçu ce soir ta lettre
du 8 Juillet. J'attendais
bien depuis quelques jours
de tes nouvelles mais je
sais que tu n'as pas
toujours le temps d'écrire.





__________

....Tu dis être fatiguée, ce qui
ne me surprend guère, le
travail ne manquant
jamais.


___________

....C'est le bon
moment pour y être bien
par cette belle saison et la
famille sera heureuse pour
pouvoir lui aider.





___________

....rien de
plus à ajouter. Je termine
en te disant que la santé
va toujours à peu près, je
souhaite qu'il en soit
ainsi pour toi. Bonjour et
toutes mes amitiés.







DM Signaleur au
6ème Bataillon 335e Régiment
secteur postal 156
Mon grand oncle à sa belle sœur :

Quand on voit dans les journaux de marches et opérations ce qu'ils pouvaient avoir à surmonter de jour comme de nuit !

Comment ne rien montrer ? Est-ce la peur de la censure ou seulement la volonté de ne pas inquiéter plus la famille ?
Quoi qu'il en soit, cela relève d'un comportement surhumain, surtout depuis trois ans déjà !





Il montre sa compréhension pour sa belle sœur très occupée par l'exploitation.








Il compatis à sa fatigue probable .








Et il trouve même le moyen de parler météo et belle saison alors qu'il pleut des obus dans ses tranchées.











Le "à peu près" est révélateur quand on connaît ses lettres précédentes .... Le moral doit être au p lus bas.
1917_07_14_extraits_courrier_E_a_J Site Papy-Louis


Mazé le 14 Juillet 1917



Ma chère soeur,



J'ai appris avec bonheur
par ta dernière lettre que tu
te portais assez bien, j'en suis
heureuse car il me semble que
ce n'est pas le moment de
dormir tout le jour avec tous
tes travaux; plantations de choux
et les foins ensuite, si René
pouvait seulement arriver plus
vite que tu l'attends, il te
serait d'un grand soutien.



___________


....Par ces températures changeantes
et le drôle de pain aussi, bien
des personnes se trouvent dans
le même cas, ce qui fait que
tous ces gens font triste figure.
Je ne sais ce que cela
veut dire mais quelque chose nous
annonce rien de bon et plutôt
très pénible, car tout se prépare
à la misère et à la famine,
ce qui serait bien malheureux,
ce serait encore une chose affreuse.


___________

....Je suis heureuse de savoir
 Joseph t'a donné de ses
nouvelles, car il s'est dit à
Mazé que son régiment avait
pris quelque chose et que beaucoup
y sont restés, tu crois que
c'est terrible cette chose là.
André de son côté ne se
plaint pas, le secteur est
calme et lui se trouve employé
à instruire des jeunes, donc se
trouve en ce moment plusieurs
kilomètres à l'arrière, mais quel
ennui pour tous d'être toujours
dans l'attente et de n'en point
voir la fin.




______________
....Je termine en t'embrassant
de tout cœur, au revoir,
à bientôt.  Ernestine
De ma grand mère (mère de Papy-Louis) à sa belle sœur :

Elle ne parle pas du 14 juillet au village ?







On retrouve les préoccupations de la santé de la famille et les travaux de l'exploitation qui sont pénibles pour les femmes d'un côté comme de l'autre.

Les femmes qui ne sont pas (encore) veuves attendent impatiemment une permission pour avoir un coup de main ...











Dans ce passage il est intéressant de remarquer que non seulement la nourriture en générale se fait rare mais aussi que le pain est de mauvaise qualité. En effet, au cours de cette année 1917, presque tous les boulangers (ceux qui boulangeaient encore) devaient mettre des compléments à la farine de blé pour diminuer le prix de revient et aussi arriver à conserver la quantité produite mais cela était souvent au détriment de la qualité que les consommateurs décriaient.

En cette période de grèves, et de difficultés de toutes sortes, en plus de la pénibilité de la guerre, les populations avaient à supporter ces manques ce qui entraînait des carences de toutes sortes...


Celui qu'elle appelle Joseph, c'est Désiré (c'était son deuxième prénom)

On verra, ci-dessous, dans le carnet de marches et d'opérations, que les échos perçus au village étaient fondés !

André, frère de ma grand mère, au retour de sa convalescence suite à sa blessure et après l'année passée sur le théâtre de Verdun, a réussi à faire un peu d'instruction et de la TSF. Il sera, à cette période télégraphiste et portera les missives à vélo, au front!
 

Dans l'encart en haut de lettre, on apprend que la fin de l'année scolaire n'était pas avant la fin du mois de juillet, remise des prix pour le petit Papy-Louis alors âgé de 7 ans 1/2 :

"En voilà une affaire, les prix sont le dimanche 29 juillet, ce n'est pas une petite fête pour l'école mais gare les vacances, ce n'est pas drôle pour tout le monde.
Je joins à ma lettre une carte faite par lui, de son invention et il faut absolument l'envoyer à marraine mais ne t'en trouble pas pour ça, c'est une idée de sa part."
1917_07_16_extraits_courrier_Site Papy-Louis
Paris le 16 juillet 1917

Ma Chère Jeanne,

_______
....dans huit jours il y aura des permissions je crois que ce serait bien mon tour, voilà aujourd'hui 3 mois que je suis rentré et bien d'autres comme ça.

_______
....samedi c'était ici le 14 juillet, chez nous, sont partis à 5 heures le matin, pour retenir les parisiens sur les boulevards, le défilé étant fait par des délégations venant du front escortant les drapeaux, moi, après ma tournée, j'ai vu ça.
_______
...Ton mari qui t'embrasse et voudrait être plus près de toi. A bientôt RM
Du grand oncle à sa femme :




Trois mois, qu'il n'est pas rentré, ce fut rarement aussi long entre deux permissions. Il faut dire qu'il a été malade et on peut se douter que les infirmeries doivent rendre compte afin que les soldats retournent au "travail" pour avoir droit à du repos !!


Information intéressante, le 14 juillet est bien fêté à Paris et il semblerait en plus que tous les "bons français" ne sont pas dans les tranchées si il y a tant de monde à canaliser sur les boulevards !




Evidemment qu'il a hâte de rentrer en permission !
1917_07_20_extraits_courrier_Site Papy-Louis
Mazé le 20 Juillet 1917



Ma chère sœur,




.....Tu dois avoir ma lettre te disant que je n'avais pas de beurre.


_________


....J'ai reçu de Joseph
voilà quelques jours et
il me parait fort
ennuyé, mais ce n'est
point étonnant après
avoir passé une si
pénible vie pendant 3 ans
sans savoir combien encore.



C'est triste à penser et
plus on va plus l'existence
est pénible , quelle misère
de toute sorte.


_________
....les marchands doivent être en grèves à Paris,
_________
....à bientôt.
Ernestine
De ma grand mère (mère de Papy-Louis) à sa belle sœur :








Ma grand mère n'a plus de beurre depuis déjà un certain temps et elle aimerait bien pouvoir en mettre un peu sur des tartines pour le petit futur "Papy-Louis" ; aussi, en demande-t-elle à sa belle sœur.




Comme laissait le présager le courrier du haut de cette page, malgré ses efforts pour ne pas montrer sa baisse de moral, celle-ci est perçue par la famille qui doit y être encore plus attentive après avoir appris que le 335 ème RI avait eu à faire face à des combats et des pertes importantes. (voir le Journal de Marches et d'Opérations ci-dessous)



Les populations civiles ne tiennent plus physiquement et moralement. On constate une dégradation importante au cours de cette année 1917.

Et si ces populations, à qui on avait dit que Verdun avait empêché le passage des Allemands grâce à la grande bataille de Verdun de toute l'année 1916, avaient su qu'elle continuait toujours .....


Comme cette phrase est reliée dans la lettre au fait que la belle sœur n'a pas eu de courrier et se pose la question de savoir si l'oncle n'a plus de quoi écrire, on ne sait si c'est à prendre au premier ou deuxième degré. Quoi qu'il en soit, si allusion il y a, c'est bien que les grèves sont dans l'air du temps.


haut

29 Juin 1917 au  18 juillet 1917 Extraits du parcours
du 335ème Régiment d'infanterie
Désiré (6ème Bataillon du 335ème)
  
(archives du site "mémoires des hommes")
Sur le calendrier de l'Histoire, "La bataille de Verdun" a duré  quasiment toute l'année 1916 , mais c'était loin d'être le calme plat 6 mois plus tard encore puisque nous sommes à quelques kilomètres de Verdun, d'après le carnet de marche !

.... à 19 h 15, déclenchement de l'attaque. Sans hésitation, tout le monde sort de la tranchée, officiers en tête. En 10 minutes, la 19ème Compagnie a atteint la tranchée Grosclaude entre le boyau de Canada et le boyau de Californie. La 18 ème Compagnie, renforcée par un peloton de la 17ème Compagnie aborde la tranchée Grosclaude sur quelques points entre le boyau de Californie et le le boyau de Chine, mais il ne peut s'y maintenir, résiste plus d'une heure à 30 et 50 mètres de cette tranchée, puis, sous la violence du feu ennemi, se retire sur le boyau de Californie et la tranchée Bouchez. Elle n'est d'ailleurs plus appuyée à sa droite par la 13ème Compagnie du 367ème qui a 3 officiers hors de combat, n'a pu progresser et s'est repliée. De plus, les pertes du 5ème Bataillon en officiers sont lourdes Comment peut-on imaginer l'horreur ? "la compagnie aborde sur quelques points la tranchée Grosclaude ... mais il ne peut s'y maintenir, résiste plus d'une heure à 30 et 50 mètres de cette tranchée, puis, sous la violence du feu ennemi, se retire sur le boyau de Californie et la tranchée Bouchez"









"Les pertes en officiers sont lourdes" !
On peut supposer qu'en hommes de troupe, elles sont TRES lourdes !!!

....Le 6ème Bataillon quitte à 21h le camp du Fer à Cheval pour se rendre à la Coupure d'Esnes où il arrive le 30 Juin à 0h50 Non seulement, ils se battent sous un déluge de feu et dans un vacarme infernal mais doivent marcher et marcher encore, toutes les nuits ou presque !
....Le 6ème Bataillon  arrive à la Coupure d'Esnes à 0h50 et s'installe sur les positions du 4ème Bataillon réserve d'ID.e à la Coupure d'Esnes où il arrive le 30 juin à 0h50..
....Le 6ème Bataillon du 335ème relève un Bataillon du 303 (sous quartier de Malleray)
.... Dans la nuit du 8 au 9, relève du 6ème Bataillon par le 59ème Q BCP au quartier Malleray. Relève terminée à 0h35. Le 6ème Bataillon va cantonner au camp des Pommiers Sud où il arrive à 4h15.
....10 Juillet Premier jour de la préparation d'artillerie.
Bombardement intense par les deux artilleries. Le Capitaine D arrive au Régiment pour prendre le commandement du 6ème Bataillon. Pertes.


11 Juillet Grande activité de notre artillerie, principalement de l'artillerie lourde. Faible réaction ennemie. Pertes.


12 Juillet Grande activité de notre artillerie. Dans la soirée, relève du 5ème Bataillon du 335ème par le 6ème Bataillon du 255ème. Relève terminée vers 2h. Après relève, le 5ème Bataillon du 335ème vient cantonner au camp des Pommiers Nord. Le Lieutenant Colonel V commandant le 255è RI arrive dans la soirée à R3
Vers 22h, les Allemands déclenchent un violent tir de barrage devant le secteur.
Les hommes tombent autour d'eux et ils doivent continuer à se déployer pour préparer cette attaque ! Ils savent que cela ne peut aller que de mal en pis ....



Et tout cela sous le déluge de feu de l'ennemi !
.....
15 Juillet En vue de l'attaque qui doit avoir lieu le 16, les troupes d'assaut se mettent en mouvement pour prendre leurs emplacements et relever les troupes de secteur. A 18 heures, le Régiment reçoit avis que l'attaque est retardée. Les 4ème et 6ème Bataillons déjà parvenus à la lisière N de la forêt de Hesse rentrent à leurs cantonnements.
4ème Bataillon Camp de Bretagne
6ème Bataillon Camp des Pommiers Sud
Pertes.
Après avoir pris autant de risques pour atteindre des positions, ils doivent attendre le signal qui sera peut-être pour chacun le dernier...









Ces attentes doivent être les seuls moments où ils écrivent, blottis dans un coin de tranchée ! Et ils se contentent d'écrire à la famille "ça va à peu près"
.....
16 Juillet Le 4ème et le 6ème Bataillon se mettent en mouvement vers 21 heures pour s'acheminer sur leurs positions de départ en vue de l'attaque fixée pour le 17 et  relever les troupes de secteur......Pertes





17 Juillet A 1h30 Le lieutenant colonel K quitte le PC R3 pour installer son PC au point 3114 (PC Malleray) et prendre le commandement du "groupement Keller" dont le dispositif est le suivant :


...........






(voir croquis)


au centre 6ème du 335ème  (Bataillon d'attaque)  tranchée R' de 3313 à 3413


........La préparation d'artillerie qui a duré 7 jours a été très efficace.
L'infanterie sort des tranchées dans un élan splendide, entraînée par ses officiers, encouragée par la présence sur le parapet du lieutenant colonel K et du lieutenant colonel B.
Tous les objectifs sont atteints presque sans perte, le mouvement s'est exécuté dans l'ordre le plus parfait.
Comment peut-on lire sans réaction ces commentaires !

"un élan splendide"
"presque sans perte"
"ordre le plus parfait"

Repose en paix Désiré.



Echelle approximative


haut


au centre : Le 6ème Bataillon du 335ème occupe tout le saillant "F." et la 1ère ligne ennemie.









La 23ème compagnie qui a dépassé son objectif (tranchée des Polonais) et atteint la tranchée de la Crête a été obligée de se replier sous les feux de nos propres barrages fixés sur cette tranchée et s'établit entre le tranchée de la Crête et la tranchée des Polonais.
(ces tranchées se trouvent tout en haut du croquis précédent)
Si cela ne veut pas dire être  "au front" !!

















Combien de combattants ont dû se retrouver dans cette situation, à savoir, guidés ou poussés par un supérieur , qui par manque de synchronisation avec les artilleurs, les envoyait sous le feu de notre propre artillerie ....
L'artillerie est très active pendant toute la journée.
Organisation des positions.

Vers 20 heures, après un bombardement court mais violent, les allemands déclenchent un contre attaque sur les positions conquises, en particulier sur celles occupées par la 22ème compagnie.



L'attaque est complètement repoussée à la grenade et grâce à l'appui de l'artillerie. La ligne reste la même.



Le nombre de prisonniers fait par le groupement Keller dépasse les 300.




Félicitations du  Général commandant la 6ème Brigade :
"toutes mes chaudes félicitations, mon cher Keller, à vos vaillantes troupes ainsi qu'à leur chef énergique.
Voilà une belle journée."
Pas de répit, pas de repos, ils combattent et se déplacent, se mettent à l'abri et repartent .....







On imagine là encore que si l'artillerie  repoussait l'ennemi qui était pourchassé par les grenadier, bon nombre de grenadiers ont dû être les victimes de cette artillerie...

Par ailleurs, pour faire autant de prisonniers, il fallait bien que nos troupes soient au corps à corps ....


Mais le principal n'est-il pas , pour les supérieur de constater que c'est une "belle journée" !!

Merci Désiré et pardonne-leur !


haut


Voici donc ce que la presse relatait et que l'on retrouve dans le journal des marches et opérations du régiment sur le site mémoire des hommes .






Comment, nos grands mères , pouvaient lires ces lignes et ne pas imaginer (sans aller jusqu'aux images de l'enfer vécu réellement) que la situation devait être très pénible !



Et ce n'est pas fini, puisque le 18 juillet :
 


"Même ordre de bataille, organisations de nouvelles positions et ravitaillement en matériel et munitions des unités de 1ère lignes.
vers 21 h 45, après une brusque et violente préparation d'artillerie, les Allemands contre attaquent nos positions qui sont intégralement maintenues après un combat à la grenade".




Voici donc le résultat de trois semaines sous les balles et la mitraille, d'une tranchée à l'autre, quasiment sans dormir pour "reprendre à l'ennemi les tranchées que l'ennemi occupait depuis le 29 juin" .
Regardez bien l'échelle du schéma central  ... quelques dizaines de mètres , par endroits quelques centaines ... pour revenir au point de départ et toujours à quelques kilomètres de Verdun. 

Hommage à nos poilus


haut


Et pendant ce temps, en france et dans le monde :
Fin juillet, les gaz d'ypérite font des ravages dans l'assaut français et britannique vers Ypres d'autant plus que le terrain détrempé ne permet pas de construire de tranchées et que le matériel de protection contre les gaz fait défaut et ce, malgré l'appui des blindés.
Fatima 1967 A Fatima, au Portugal, les trois enfants qui ont jusqu'alors déjà été témoins de l'apparition de la Vierge (apparitions multiples au cours de cette année 1917) sont pris au sérieux de par le contenu du message qu'ils rapportent de cette nouvelle apparitin du 17 juillet 1917.
Deux de ces petits bergers décèderont de la grippe espagnole en fin de pandémie.

La basilique telle qu'on la découvre sur cette photo que j'ai prise en 1967 a été contruite entre les années 1923 et 1953.

Les sépultures des trois enfants ayant « vu la Vierge », ont été progressivement installées dans le transept de l'église (en 1951 et 1952 pour Jacinta et Francisco, et en 2005 pour Lucie). Les deux premiers ont été béatifiés en 2000, à Fátima. (source wiki)
En Russie, après la liesse des révoltes et liée au renversement du Tsar, le gouvernement provisoire ne satisfait plus les populations qui sont confrontées à la famine et la misère. Début Juillet, le coup d'Etat lancé parallèlement à une tentative de soulèvement de la ville de Pétrograd échoue. Des tirs à balles réelles font de nombreux morts. Trotski est arrêté et Lenine fuit en Finlande.
Dans un tout autre domaine, le 18 juillet 1917 naissait, à Cayenne en Guyane, le chanteur, compositeur, guitariste et humoriste français Henri Salvador. Il est décédé le 13 février 2008 à Paris. Tout le monde se souvient de son rire communicatif et a fredonné un jour une de ses compositions ou interprétations ("petit échantillon") :
C'est pas la joie, Dans mon île, Faut rigoler, J'aime tes g'noux, Jardin d'hiver, Juanita Banana, Le lion est mort ce soir, Une chanson douce, Le travail c'est la sante, Maladie d'amour, Moi j'prends mon temps, Quand faut y aller faut y aller, Syracuse, Chambre avec vue, Clopin clopant, Faire des ronds dans l'eau, Faut rigoler, Minnie, petite souris, Qu'est ce qu'on est bien quand on est dans son bain, Zorro est arrive etc....



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