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- Album Mon Oncle Désiré -
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CENTENAIRE DE LA GRANDE GUERRE 1914 - 1918
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1917 Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
1918 Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre

Juin 1915
: Désiré est toujours en Alsace et Lorraine, André, dans la Somme et René à Paris et sa région. Les courriers et les extraits des J.M.O. (journaux des marches) ci-dessous en témoignent.
(Cette page pu prendre place dans l'album de l'un des oncles survivants à cette date puisqu'elle contient essentiellement des correspondances entre frères et sœurs )

Désiré :  (carte postale envoyée à Papy-Louis et  la mère de celui-ci)

1915_carte_post_recto_site_papy_louis

André dans la Somme : Lisez le texte .... froid dans le dos !

7 juin

Les fils de fer sont coupées par l'artillerie en avant de nos villages.
Toutes les troupes étaient en place à 2h, le matériel distribué à partir de 3h, no
s troupes supportent un bombardement terrible.
À 5h le colonel téléphone l'ordre du départ au capitaine Moine. Les clairons sonnent la charge. 

Imaginez sur qui, sur quoi, les 2è, 3è et 4è "vagues" passaient !!

Le téléphone est coupé à minuit. La première vague se lance malgré le feu terrible de l'ennemi suivi par la deuxième la troisième et la quatrième.
5h15 la mission était remplie.

Mardi 8

Les bataillons occupent les positions indiquées respectivement dans les rapports 3, 4 et 5 en consolidant leurs positions.

Le bataillon Boléan du 65è est mis sous les ordres du Lt.colonel Brimont pour s'emparer du Coqueteau 803. Ordre N°6. La situation de la 21e division est établie par ordres numéros 7 et 8. Bombardement intense de nos positions.
Mercredi 9
Organisation de la position sur le bombardement de la grosse artillerie allemande on continue à établir des liaisons avec l'arrière au moyen de boyaux.
Le colonel s'installe à 307
Jeudi 10
L'attaque progresse vers GN
E et donne pour la division une nouvelle répartition du front indiqué par la numéro 6.
Le secteur la 41e
Brigade va de sa liaison avec la 42e brigade au point où se sont arrêtés les attaques de 51°D.I..
Chaque brigade laisse un régiment au repos, l'autre en ligne. Le 65
è est envoyé au cantonnement de repos à Colincamps (bivouac).
La 2e compagnie du bataillon Godin reste avec le 64e ainsi que les 11e du 65è (2 sections).

Le 64e est informé de l'arrivée d'un renfort de 300 hommes ordre N° 11.

vendredi 11
À 5h la 41e brigade
est reconstituée et dispose des boyaux Romance, Chereau, Taupin ordre numéro 12.

Le renfort de 318 (3aspirants, 3 sergents, 3 Caporaux, 309 soldats sont incorporés dans la nuit par les soins de l'officier payeur qui remet le détachement à Hébuterne entre les mains des SM des bataillons.
Par ordre supérieur l'attaque projeter sur « 
Serre ?» n'aura pas lieu. La division s'établit indiscutablement sur la position conquise voir ordres 13 et 14.


1915_06_JMO_64RI

Le régiment reçoit un deuxième renfort comprenant un sous-lieutenant, 1 aspirant, 1 adjudant5 sergents, 6 caporaux, 208 soldats incorporés dans la nuit dans les mêmes conditions que le précédent.
Bombardement assez intense
Dimanche 13

Nous consolidons nos positions.

Relève dans la nuit du 14 du 15e par le 65è . Le 1er bataillon va s'installer dans les tranchées de deuxième ligne à Colincamps avec l'état-major du régiment. Le troisième et les xxx vont à Bus.Nos pertes pour la période du 7 au 14 on été approximativement de :

Officiers tués 6, blessés 23, évacué 1 = total 30  -  Troupe tués 55, blessés 856, disparus 70, = total 1110  Voir aux annexes les états nominatifs


mardi 15
Installation au cantonnement
Le bataillon reçoit l'ordre à 11h d'aller cantonner à Mailly-Maillet. Opérations faites à partir de 16h Quelques obus tombent à Colincourt – même situation pour les autres bataillons
Mercredi 16 même situation, aucun mouvement
Jeudi 17 même situation, aucun mouvement - Quelques obus tombent à Colincourt

René :

Il continue d'inscrire sur son petit carnet tout ce qu'il fait et ce qu'il voit. En voici quelques extraits pour le mois de Juin. 

1915_06_journal_Rene Il continue de donner une quantité impressionnante de détails de ses marches et déplacements. Précisons que certains déplacements se font en métro et il est intéressant de voir les tickets de l'époque y compris des tickets spéciaux pour la troupe.

Entre les gardes, ils n'arrêtent pas de faire des marches dans et hors Paris allant jusqu'à 50 km par jour avec retour au Fort de Romainville décrit dans les pages du centenaire précédentes ! Impressionnant 

Correspondances de famille :


1915_06_14_courrier_site_papy_louis
L'Oncle André aura été blessé deux fois pendant cette guerre et heureusement sans grandes séquelles pour sa vie future, à son retour au civil après .....7 années passées sous les drapeaux !!! (pour un appelé, pas mal ! En effet, service + périodes + guerre avec retour en 1919 !)

Les nouvelles font état de tous les blessés et disparus ou morts y compris dans la famille, cela continue.

Malgré cela ils arrivent à écrire, " espérer qu'elle viendra bien" (la fin) et "toujours bon courage " !
1915_06_courrier_E_a_J_blessure_A_mini.jpg Portion de courrier de la part de la mère de Papy-Louis, sans date mais correspondant sans doute à cette blessure.
1915_06_14_courrier_site_papy_louis1915_carte_post_recto_site_papy_louis
1915_carte_post_verso_site_papy_louis

C'est le début des envois de cartes postales personnalisées, comme il y en a plusieurs dans ce site.

La mère de Louis envoie donc une carte aux actuels survivants et en réciprocité, les poilus qui ont la possibilité  de faire faire des cartes (sans doute via le service photographique des armées, envoient des cartes à leurs familles )

Dans le courrier et la carte ci-contre, on voit qu'il s'agit bien de cette photo dont il est question dans le courrier (de plus, les timbres des envois le confirment.
1915_06_25_courrier_site_papy_louis

On retrouve l'échange à propos des photos dans la lettre suivante. Désiré est content pour son frère qu'il ait pu obtenir une permission mais aimerait en avoir aussi...
Néanmoins, malgré un doute sur l'issue du conflit, il tente de montrer un peu d'espoir et d'optimisme mais on sait bien que ce n'est que pour ne paa inquiéter les proches.
1915_Metzeral_repris  Zone de combats pour Désiré. (photo Illustration)
1915_06_30_courrier_site_papy_louis

Après le décès du père de Papy-Louis, sa mère  rencontre de gros problèmes de santé; le petit Louis a déclaré rougeole et pneumonie d'une gravité qui aurait pu mettre ses jours en danger.
Voici que maintenant c'est le grand-père de Papy-Louis qui déclenche un problème au foie (qui d'ailleurs lui sera fatal en 1916 après plusieurs mois de souffrance pour lui et de fatigue et d'inquiétude pour femme et fille qui se relaient à son chevet....

La mère de Papy-Louis tente de faire revenir André en convalescence (puis que comme on l'a vu plus haut, il est blessé et en convalescence) à la maison mais cela sera-t-il accepté par l'autorité militaire ? 



On voit bien l'inquiétude grandissante pour cette mère désarmée face à tous ces tracas....



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