1914   -  Pupille de la Nation   - 1918

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CENTENAIRE DE LA GRANDE GUERRE 1914 - 1918
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Septembre 1915
 - 
Dans  presse : Les efforts de hommes ... et ... les progrès techniques (peut-on le dire pour servir une telle cause ?)
                                                  Journaux de marches et opérations (JMO Mémoire des Hommes) et correspondances familiales de septembre 1915.

Atteindre 2000 m d'haltitude avec une pièce de 150 : 600  "poilus-mulets" !

1915_09
La situation est bien mondiale même si on s'attache souvent à notre hexagone (exemple ci-dessus)

Quand la machine permet de soualger l'homme
1915_09_Chenille

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Journaux des marches et opérations : André et Désiré

André :

Il rejoint donc le front au retour de sa convalescence dans le Bordelais puis en Anjou pour retrouver cela...

Merci à Mémoire des hommes pour ces extraits qui permettent de comprendre ce qu'ont vécu nos aïeux .... SURTOUT  LISEZ ! Hommage et respect à eux. 
1915_09_JMO_Andre_extraits_Mem_des_Hommes

Tous les hommes qui reviennent témoignent que les Allemands ont criblé de grenades ceux de nos blessés qui donnaient le moindre signe de vie. Le lieutenant l'Hermite blessé d'une balle a reçu aussi de nombreuses éclats de grenade qui ont aggravé beaucoup sa blessure.

La nuit du 25 au 26 et du 26 au 27 des patrouilles et des groupes de brancardiers cherchèrent à ramener les blessés malgré le feu violent de mitrailleuses ennemies et les fusées éclairantes qui se succédaient sans interruption.

Le capitaine Chenard de la 4e compagnie et le lieutenant l'Hermite de la première compagnie furent rapportés. Les blessés rapportés étaient tous dans un état très grave à cause du jet de grenaded. Le capitaine Clément est mort de ses blessures.

Le lieutenant-colonel rend compte que le régiment est parti à l'attaque d'une manière enragée, que les efforts faits par les trois premières vagues et des éléments de la quatrième pour franchir le rideau de fils de fer ont été poussés jusqu'à l'extrême limite du sacrifice. Il demande une citation


La 5e compagnie commandée par le lieutenant Schmit unité dont il n'est revenu que 3 hommes et de la 6e compagnie commandée par le lieutenant Piron également mort au champ d'honneur, unité donc il n'est revenu qu'un officier et une soixantaine d'hommes.

Le Capitaine Baillargeaux et le lieutenant de Louane qui sont parvenus jusqu'à la tranchée allemande et sont tombés alors qu'ils abattaient à coups de revolver les mitrailleur allemands.

Tout le régiment a fait superbement son devoir et n'a été arrêté que par l'obstacle infranchissable des fils de fer dont la valeur est démontrée par les pertes sévère que nous avons subi : 34 officiers et plus de 1000 hommes.

...le boyau de Tahure derrière le 3e bataillon. Le colonel et les pionniers s'installent au bois des lapins le 118e à l'est et le 62è à l'ouest de la route de Tahure sont en première ligne à 500 mètres en avant du bois des lapins

1915_route de Tahure

Lundi 27
Les bataillons s'installent et creusent des abris - journée relativement calme.
Mardi 28
Même situation - bombardements intenses de nos emplacements pertes sérieuses.
Mercredi 29
Même situation - bombardements toujours aussi violents.

Désiré  :

1915_09_JMO_extrait_335 Sans doute a-t-il eu, au 335è, en Lorraine, un mois de septembre un peu moins violent à vivre que ce que nous  rapporte le JMO d'André ci-dessus mais les courriers montrent clairement que ce n'étaient pas des vacances, loin de là, que les camarades tombaient aussi et pourtant .....

A en juger par le carnet de J.M.O., les jours se suivent avec abréviation du mois, pas d'année, quelquefois même avec des guillemets pour éviter de répéter ...

Continuation des travaux : en effet, se battre était le "travail" !
RAS : c'est quoi ? Toujours autant de morts et de blessés ?
Les rédacteurs ne devaient manifestement pas tous avoir le même souci du détail ... Pas étonnant que les gradés du QG prenaient quelquefois des décisions absurdes !
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Correspondances entre frères et sœurs en septembre 1915 :


1915_09_06_courrier_site_papy_louis
Le cadet écrit à l'aîné, le 6 septembre 1915



Il se désole de ne pas avoir de permission et voit déjà l'hiver, à peine installé..., sans permisssion !





Il s'inquiète pour son frère aîné car son changement de régiment pourrait bien le faire affecter à un autre poste que la garde aux abords de la capitale...
 1915_09_07_courrier_site_papy_louis
La mère de Papy-Louis écrit à son beau-frère
le 7 septembre 1915

Elle continue de travailler pour 4 à l'exploitation de la vallée et à celle du bourg.

André qui a été blessé et qui a pu finir sa convalescence à domicile, l'aie dans le tri des légumes.
Malheureusement son retour aux tranchées est imminent !




1915_09_29_courrier_site_papy_louis La mère de Papy-Louis écrit à sa belle-sœur
le 29 septembre 1915

Le grand-père qui avait connu une petite amélioration de sa santé est à nouveau très souffrant et cela rajoute à la peine et à la fatigue : soins, veilles etc ...

Elle aimerait pourtant faire connaître autre-chose à son fils (le futur Papy-Louis)
1915_09_30_courrier_site_papy_louis
La mère de Papy-Louis à son beau-frère
le 30 Septembre 1915



Elle relate la détérioration de l'état de santé de son père à son beau-frère et explique ce que les médecins ont déjà prononcé à savoir une maladie probablement rapidement aggravée par le choc psychologique suite aux décès et départs de ses enfants ...



Elle tente de se raisonner mais n'y arive pas et on le comprend bien."nous devrions braver, mais c'est trop dur".


Elle commente un courrier reçu sans doute et on apprend que René fait des traancées enrégion parisienne. Ce qui prouve que les Etats Majors devaient craindre une aarrivée sur Paris.



Et nous avons confirmation du retour d'André aux tranchées !


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