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Courrier de famille   -   Nouveautés et lesLES À COTÉS DE LA SCIENCE"

1918_05_01_Courrier_Site_Papy-Louis Plessis Grammoire 1er Mai 18


Mon Cher René

... Tout cela fait du travail bientôt plus
que j'ai de courage avec ce que nous
avons perdu, c'est pénible, je le regrette
bien et je vois tout pour ne pas oublier,
rien que ses lettres que je recevais et
que j'aimais lire, plus rien !
Que c'est triste de vivre.
La mère Bodin m'a écrit pour m'encourager,
elle prend bien part à notre peine et te
souhaite un bonjour et bien du courage.
Il nous en faut bien, sûrement plus d'espoir
qu'en toi (... Mr curé) se joint à nous et te
fait part de son bonjour, il est bien question
de ce pauvre Joseph. Le monde l'estimait,
il faut croire car partout ça n'était
qu'un bruit avant que je le sache.








Hier soir, j'ai été à la mairie et je vais avoir
1 livre de pain et la gosse 400 gr.
Tout le monde se mettait en colère ,
voulait mettre les vaches dans le blé.
Un mois aujourd'hui qu'il nous a écrit
pour le dernier tour.
Je termine en t'embrassant bien dur. Jeanne. 
Lettre de l'épouse du seul survivant des trois frères à son mari




C'est le premier échange depuis la confirmation du décès de Désiré.
On sent toute la tristesse de la belle soeur .

Tout lui rappelle son souvenir et elle aurait autant envie de moins y
 penser qu'elle culpabilise à oublier par moments.


Evidemment, tous les gens du village, du moins ceux qui restent
apportent leur soutien à Jeanne car ils savent  les différents décès
vécus par la famille depuis 1914














Dans cette partie du courrier, on y constate que la situation du
ravitaillement ne s'arrange pas et qu'il est difficile d'avoir quand
ce ne serait qu'un peu de pain. La colère monte au moins autant
à l'arrière que chez les poilus
Je ne possède pas d'autres courriers du mois de mai, à  l'exception de la lettre faisant suite à l'attestation  de décès de Désiré que vous avez sur la page des "derniers instants de Désiré".

On peut imaginer que les blessures sont si profondes qu'elles ne donent pas envie de s'épancher plus, du moins pour l'instant.
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Quelques nouveautés et les à-côté de la science en Mai  1918

1918_05_couverture

Oui, un aéroglisseur ! Mais par propulsion

Dans le chapitre de l'Hélica, (voiture à hélice de la même période, ce type de propulsion ou traction faisait l'objet de recherches)
En 1914, son inventeur Marcel Leyat est
même parti à la guerre avec! sur la photo ci-dessous (C.Gueniffey - les amis de l'Helica) , on y voit la pancarte sur l'ouverture de porte " 1er régiment d'artillerie, 42 ème bataillon, groupe de 120"

Helica_1914

Comme quoi les périodes de guerre ont toujours été propices aux inventions et aux expérimentations.


(ne voyez pas là, de ma part, un encouragement à la barbarie, loin de moi cette idée ! Toutefois, le besoin de progresser, en fait de gagner, fait avancer plus vite qu'en temps de paix .... peut-être aussi que les crédits, la recherche sont moins limités).

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1918_fumees_opaques Ecrans de fuméees :




Subterfuges utilisés par la marine pour éviter les torpillages par sous-marins et les bombardements aériens.

Dans un premier temps, ces fumées opaques semblèrent donner satisfaction pour limiter le repérage précis des bateaux mais, très vite, ils se sont rendus comte que le nuage noir était vu de très loin et permettait de repérer la présence d'un ou de plusieurs bateaux (cela faisait donc un effet contraire).


Aussi, assez vite, les américains trouvèrent cette solution : des brouillard blanc artificiel, qui présentait l'avantage de se confondre avec des bancs de brume.



Mais les progrès techniques avançaient vite et les systèmes de repérages par radars commencèrent à permettre de contourner ces jeux de cache-cache.




(collection personnelle "La science et la vie mai 1918")
1918_fumees_blanches

1918_Dispositif_anti_ecrasement_pieton

Je n'ai pas pu résister à vous faire profiter de cet article intitulé :


"L'automobile dotée de bras pour saisir l'imprudent piéton"
(Source : collection personnelle , "La Science et la Vie" - Mai 1918)



Il fallait une dose d’ingéniosité pour penser à cela à cette époque compte tenu du peu de véhicules et du bruit qu'elles faisaient .

Différents dispositifs avaient déjà été expérimentés pour repousser les piétons imprudents, de préférence vers le côté afin qu'ils ne se fassent pas écraser par les roues mais ce dispositif est ingénieux en ce sens que, dès que le piéton heurte le bandeau caoutchouc supérieur , un rideau s'abaisse jusqu'au sol afin d'empêcher le piéton de tomber sous la voiture. Puis, il faut que lors de ce contact, le conducteur freine et alors des bras articulés décrivent un arc de cercle et saisissent le piéton.
Il semblerait que deux inconvénients majeurs subsistent  : les enfants trop petits pour déclencher le dispositif du rideau  et l'action nécessaire du conducteur ....
Il restait donc des progrès à faire mais la "sécurité routière passive" n'en était qu'à ses balbutiements.


100 ans plus tard on invente des dispositifs pour faire arrêter automatiquement la voiture grâce à l'électronique et l'informatique embarquées.


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