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Sur
les documents ci-contre, vous pouvez découvrir que mon grand-père
maternel (et mon parain) produisait lui-même des plants mais aussi en
achetait. Dans le livre de compte, j'ai pu répertorier plus d'une
cinquantaine de personnes qui travaillaient pour lui.Sur la première feuille, vous pouvez lire le nom de M.Rouse avec lequel je me souviens avoir déjeuné 30 ans plus tard avec mon oncle lorsque celui-ci avait repris le commerce. Il s'agissait de l'importateur pour le Canada qui résidait à New York. Les bâteaux arrivaient donc à New York et il se chargeait de faire acheminer ces plants au Canada. Il parlait peu le Français et mon oncle et moi parlions mal l'Anglais, un interprète le suivait dans ces transactions. Vous constaterez la quantité de plants que pouvait comporter un envoi.... 240 000, 120 000, 90 000 ... Sachant qu'il n'était pas rare de procéder à des expéditions de 400 caisses par an, vous imaginerez le nombre de fruitiers aujourd'hui outre atlantique ! Sur les autres feuilles, vous y trouverez d'autres noms ou prénoms (car il travaillait avec des amis et de la famille - Victor était son frère par exemple - ) J'ai d'ailleurs retrouvé les dernières livraisons de mon père juste avant de partir à la guerre et la trace du paiement fait à sa veuve (sa propre fille) après le décès de mmon père au front en 1914. Vous pourrez aussi trouver des noms illustres, connus encore aujourd'hui sur la ville d'Angers et les environs : Détriché, Levavasseur, Delaunay, Taugourdeau... Les angevins qui sans le savoir passent place André Leroy avec leur voiture découvriront qu'il s'agissait aussi d'un Grand dans la pépinière et l'horticulture de cett époque. Ce grand-père maternel avait eu la "chance" d'échapper à la mobilisation de 1870, probablement de par son âge (17 ans en 1870) mais son frère Victor n'a pas été épargné : il avait été "tiré au sort" car le service s'effectuait de cette façon à cette époque et depuis 1818 et pouvait durer jusqu'à 9 ans .... Les plus fortunés pouvaient payer un remplaçant en cas de malchance pour substituer un « mauvais numéro ». Comme quoi la fortune pouvait remplacer "l'infortune"... mais pourquoi mettre à l'imparfait ... |