1940 1945 |
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| I | - | ![]() |
Le retour au pays, la vie civile entre 1940 et 1945 | ||
| II | - | ![]() |
Le rationnement | ||
| III | - | ![]() |
Sabordage de la flotte à Toulon | ||
| IV | - | ![]() |
La libération du village | ||
IV -
1940 1945 - La libération de notre village - 
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(Origine : vers 1350, croix à double croisillon des ducs d'Anjou, représentant un reliquaire contenant une parcelle de la vraie croix, conservé à Baugé; puis, devenue croix de Lorraine en 1473. En juillet 1940, c'est sur la suggestion de l'Amiral Muselier, d'origine Lorraine, qui rallia le général de Gaulle et qui fut nommé commandant des forces navales et aériennes françaises libres, après approbation du général, que le signe distinctif de la Marine fut adopté. Il sera celui de toute la France libre par la suite). |
| Comme à chaque fois qu'il y a mouvement de foule, il y a des excès. Il a fallu "calmer" certains esprits prêts à faire justice, en particulier par rapport aux femmes ayant eu des "relations avec l'ennemi". Cet épisode n'est pas glorieux car bien souvent, et ce fut le cas dans la commune voisine, un amalgame est fait entre sentiments et traîtrise... Nous n'avons pas eu, contrairement à beaucoup de villes, à compter de femmes tondues ou "barbouillées" de peinture et d'inscriptions. En revanche, d'autres évènements à conséquences non moins tragiques furent à dénombrer : j'en relaterai un en reprenant le récit d'un ami prêtre. Suite à la loi de Vichy du 16 Novembre 1940, le Conseil Municipal ayant été révoqué par le Préfet ROUSSILLON, on vint demander au frère du prêtre d'être l'un des quatre membres d'une commission administrative pour gérer la commune. Il accepta et remplit cette tâche difficile avec courage et impartialité. Certains mécontents, et même furieux de sa présence à la mairie, lui feront payer cher. A la libération, ces excités sont venus jeter d'énormes pierres dans les portes de son domicile. Sa femme eut tellement peur qu'elle ne s'en remit jamais. Elle mourut le dernier jour de mai 1945 ; elle avait 45 ans. Et avant de mourir, elle dit simplement, d'une voix qui s'éteint, à son beau frère, vicaire : " C'est de leur faute, mais je leur pardonne". Gestes idiots, inspirés par la haine et aux conséquences dramatiques. |