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Les Progrès face à la SURDITÉ  -

Pendant l'occupation, alors que nous avions tous les jours des troupes qui passaient sous nos fenêtres au pas cadencé, ma femme les entendant me dit :" tu entends les bottes " ? Or je ne les entendais pas.... J'ai bien sûr consulté et ce fut le début d'une longue série.  Cela fait à ce jour soixante-deux  ans que je souffre de surdité partielle. A l'âge de trente-trois ans, une intervention chirurgicale de la cloison nasale devait me permettre de remédier à ces premiers symptômes. 

Malheureusement, l'ouie de Louis n'a cessé de baisser et, en 1956, je me suis fait prescrire une prothèse auditive de type "boîtier". Bien sûr, ces modèles étaient analogiques et l'embout faisait office de haut-parleur et le boîtier pouvait se porter dans une poche de veston pour les travailleurs sédentaires; pour ma part, mon épouse me confectionnait des petits "sacs" suspendus au cou que je pouvais porter pour travailler en extérieur quelle que soit la tenue .... mais vous imaginez la gêne provoquée, en particulier en été.  

Vers 1965, ayant de plus en plus de difficultés à suivre les émissions télévisées, alors que la télévision devenait un moyen de communication important, tant comme vecteur d'information que de divertissement. Mes fils m'ont donc "bricolé" différents dispositifs branchés sur la sortie son du téléviseur et permettant, par induction, d'exciter la self du boîtier auditif. Les meilleures bobines, sur le plan de l'efficacité, étaient des "cadres" de réception des postes de radio.

Dans les années 1975 à 1978, j'ai subi deux interventions chirurgicales des deux oreilles consistant en un remplacement de l'étrier par des petits vaisseaux prélevés sur mes mains ... une merveille supplémentaire de la médecine - merci à tous au passage - Malheureusement, les opérations ayant été réalisées un peu tardivement, j'ai récupéré quelques décibels et surtout stabilisé mon oreille gauche mais n'obtins pas un grand résultat sur la droite. Toutefois, grâce à celles-ci et à des traitements d'entretien des nerfs auditifs, je peux, encore à ce jour communiquer avec les gens qui m'entourent.

J'ai donc "usé" SIX appareils "type boîtier" ........ et je ne parle pas du nombre d'embouts nécessaires; car, l' oreille ne met pas beaucoup de temps à "s'agrandir" et à laisser passer un léger filet d'air, donc d'ondes sonores, retournant au micro de l'appareil et provocant l'effet "Larsen" extrêmement gênant pour l'utilisateur mais aussi pour les autres personnes présentes !

Puis, d'autres modèles plus performants et plus légers ont fait leur apparition, il s'agissait de modèles du type "tour d'oreille", analogiques d'abord, j'en ai usé  DEUX, puis UN numérique (mon dernier, ci-contre ). Ce dernier modèle permet une reproduction des sons plus fidèle et moins perturbée par le Larsen ... qui existe malheureusement quand-même.

La dernière invention qui fut pour moi une cure de jouvence pour mon oreille est le micro directionnel. En plus ou à la place du micro intégré au tour d'oreille, un micro extérieur, que je peux confier à une tierce personne ( conférence, discours, office... ) ou mettre à proximité de la télévision ou du téléphone .... et surtout régler en fonction de l'utilisation. En effet, trois positions sont possibles pour régler le "champ" directionnel (large  : omnidirectionnel; plus étroit : pour canaliser dans une conversation à plusieurs; très directionnel : pour cibler sur une personne)   - merci aussi aux techniciens -.

Si mon affection avait été moins prononcée, j'aurais pu opter pour des modèles discrets qui sont entièrement placés dans le pavillon, voire dans le conduit auditif. Mais il faut comprendre que plus l'appareil est petit, plus la proximité entre le micro et la sortie amplifiée est grande avec les effets "Larsen" qui s'en trouvent augmentés, ce qui ne permet pas une amplification aussi importante que celle dont je dispose.

En conclusion, si porter ces prothèses est contraignant, je suis très content de pouvoir bénéficier de ces progrès qui me permettent de mener une vie quasi normale. Que de chemin parcouru depuis le cornet auditif de mon oncle (première vignette - en haut à gauche - et son premier "sonotone" des années 1930 alimenté par une pile accrochée à la ceinture ... 

Une seule ombre à ce tableau : j'ai pourtant cotisé pendant ma longue carrière à toutes les assurances sociales mais ces  nombreux achats de prothèses ont été financés, par obligation et en grande partie, par mes propres deniers .

Merci encore à tous ceux qui ont contribué à ces avancées médicales et techniques ainsi qu'aux audioprothésistes; en particulier, monsieur C de la rue l'Alsace à Angers qui est toujours "à l'écoute" et à mes fils qui n'ont cessé de chercher à améliorer l'ouie de Papy Louis .

cornet acoustique
premier sonotone
type boîtier
bobine d'induction
tour d'oreille
sabot récepteur

micro directionnel

X_Carriou Dernière visite en 2008 chez mon audioprothèsiste.
consultation

Nature des interventions que j'ai subies

Liste de mes appareils auditifs

 

 

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