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Tout le monde n'a pas
apprécié, à commencer par l'Eglise.
Monseigneur Freppel, évêque d'Angers
entre 1873 et 1893 a
donc imposé aux sociétés catholiques
d'utiliser l'expression : "aller à Brion".
Le petit village
à une trentaine de kilomètres d'Angers est en
effet la patrie de la Fanny régionale.
La légende
raconte qu'à la fin du XIXème siècle,
la population était rassemblée lors de
l'Assemblée
de
la commune en plein mois de juillet. Les parties de boule se
succédaient et une joyeuse commère
lança le pari suivant : " les perdants
pourront biser mon
cul, pour se consoler." Pari tenu ! et la femme s'exécuta
devant la foule réunie.
Aujourd'hui pour
récompenser les perdants dans un challenge, il arrive qu'on
leur remette une
médaille
avec la Fanny ou un diplôme. On organise même un
challenge et un repas des Brionnais.
Un détail
! Que dit-on lorsqu'on est malheureux au jeu à Brion : que
l'on va à Jumelles, un village
voisin.
La femme a donc su s'immiscer dans
cet univers masculin avec humour et audace.
Elle n'a fait son
entrée dans les sociétés que depuis
les années 70. Et encore, bien souvent pour
préparer
les banquets d'après-challenge.
Mais depuis quelques
années, le rejet des femmes n'est plus partout de mise.
Certaines sociétés ne
les acceptent
toujours pas sur le jeu. D'autres font des efforts en organisant des
challenges mixtes.
La
société de St-Jean-de-la-Croix a même
crée un concours réservé aux femmes.
Combien sont-elles en
tout à jouer ? La fédération de houle
de l'Ouest est actuellement en train de
procéder
à son recensement. Selon Jean-Luc Gaillard, les femmes
représenteraient environ 2
des
40
000 pratiquants.
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